Par GRIND Pierre
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Si les néonicotinoïdes, dont l'acétamipride en cause dans la dite "Loi Duplomb", sont des traitement agricoles réellement toxiques pour les humains et leur environnement naturel, comme cela semble donc bien être le cas, selon la majorité des études sur le sujet, il n'y a aucune raison pour que ces traitements soient autorisés, que ce soit en France ou ailleurs.
S'ils sont autorisés à l'international et notamment dans les autres pays de l'UE, c'est donc que la législation internationale et "européenne" est défaillante à protéger la vie humaine et la nature. Les produits ainsi cultivés sont donc toxiques, d'où qu'ils viennent, que ce soit de France ou d'ailleurs. La fonction première de l'Etat français étant de protéger les citoyens français, il doit donc par conséquent, et même avant toute autre considération "agricole" sur le sujet, interdire la commercialisation et la consommation de produits toxiques sur le territoire national, d'où qu'ils viennent, et pas seulement l'utilisation de ces produits de traitement par nos agriculteurs autrement ainsi placés en situation de concurrence fondamentalement déloyale à plusieurs titres, outre le fait d'en faire des empoisonneurs potentiels contraints d'agir ainsi pour leur "survie", au détriment de celle des autres.
Le succès massif de la pétition "officielle" d'Eléonore Pattery est donc caractéristique comme révélateur du malaise social qui couve dans le pays sans trouver d'expression appropriée depuis le "dérapage" provoqué par la manipulation et la répression du mouvement "Gilets Jaunes" par le pouvoir macronien, mais tout comme les premières journées massives du mouvement GJ il reste un succès en trompe l'oeil, car il mène à une division de la population en opposant une majorité apparemment "légitime" de signataires à une catégorie importante d'agriculteurs acculés à une faillite économique prochaine sous l'effet de cette "concurrence déloyale" ainsi organisée, de fait, par le système.
Créer la polémique sur de fausses bases pour diviser la population, telle a toujours été la stratégie du système, et particulièrement, de la macronie, pour parvenir à maintenir et sauvegarder son pouvoir contre l'intérêt manifeste de la majorité de la population.
L'Etat français ne peut pas continuer à entériner une loi étrangère, "européenne" ou autre, au détriment de la santé de sa propre population. La loi, fondamentalement, existe pour défendre et protéger la population du pays.
La seule véritable pétition contre les néonicotinoïdes est donc celle qui demande, outre le respect de l'interdiction française de ces traitements, l'interdiction de l'importation en France de produits ainsi traités.
(Voir et signer la pétition à la suite de l'article)
Luniterre
PS: de facto cette nouvelle pétition pose implicitement la question de l'indépendance nationale de la France. Ce n'est pas "une autre question" au sens où il y a donc lieu, et on le voit à propos de chacune des problématiques économiques et sociales du pays, de situer chacune des urgences dans une reconquête globale de notre indépendance, mais il est donc nécessaire de commencer le retour à une conscience populaire nationale pas à pas et concrètement, comme cette question de l'acétamipride, précisément, le montre.
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https://petitions.assemblee-nationale.fr/initiatives/i-3105
Interdire l'importation de produits alimentaires étrangers utilisant l'acetamipride
Christian PEZZINI 22/07/2025 Identifiant: N°3105
Pétition en vue de pousser le législateur à voter sans délai une loi ou à édicter un règlement Français, puis mettre en place une interdiction d'importation de produits alimentaires provenant d'un quelconque pays étranger à la France qui autorise l'utilisation de néonicotinoides interdits à l'utilisation en France, et installer des contrôles aux frontières de la France à cet effet.
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Loi Duplomb : c’est quoi l’acétamipride, ce pesticide controversé au cœur de l’opposition au texte
L’insecticide de la famille des néonicotinoïdes est très apprécié des agriculteurs mais pointé du doigt par la gauche et les associations de défense de l’environnement.
Par Maëlle Roudaut, Maxime Dhuin, Lucie Oriol et Pierre Tremblay
22/07/2025 19:02 Actualisé le 23/07/2025 09:19
ENVIRONNEMENT - Alors que la pétition contre la loi Duplomb a franchi le cap du million de signataires le dimanche 20 juillet, un nom revient dans la bouche des opposants au texte : l’acétamipride. La proposition de loi ultra controversée prévoit la réintroduction de ce pesticide de la famille des néonicotinoïdes, interdit en France depuis 2018 mais toujours utilisé par les autres pays européens.
Ce produit est plébiscité par de nombreux agriculteurs qui le jugent indispensable pour protéger leurs récoltes, mais il est pointé du doigt par les défenseurs de l’environnement pour la pollution des sols et des eaux qu’il engendre et pour ses effets sur la santé de nombreuses espèces, des abeilles jusqu’à l’être humain.
Alors que les défenseurs de la proposition de loi, le sénateur Laurent Duplomb (LR) en tête, dénoncent la « diabolisation » du texte et cherchent à rassurer le grand public sur l’impact de l’acétamipride, Le HuffPost fait le point sur ce qu’on sait de ce pesticide très et même trop efficace, puisque son utilisation a des conséquences négatives sur la santé et l’environnement.
• Un insecticide interdit en France mais utilisé en Europe
L’acétamipride est un insecticide très efficace pour protéger les cultures de betteraves sucrières, de noisettes ou encore de pommes ou de navets. Il est pulvérisé sur les champs et paralyse dans la foulée les insectes vecteurs de maladies, en attaquant leur système nerveux. C’est pourquoi il a longtemps été utilisé en France dans les champs de betteraves pour les protéger des pucerons, qui transmettent le virus de la jaunisse.
En raison de son impact sur l’environnement et la santé, l’acétamipride a été interdit en France en 2018, comme les quatre autres pesticides de la famille des néonicotinoïdes. Pour autant, son utilisation continue d’être autorisée en Europe, et il est notamment pulvérisé en Allemagne, en Pologne ou en Croatie. Une « véritable concurrence déloyale », aux yeux des agriculteurs français.
« L’acétamipride est autorisé dans 26 pays sur 27 en Europe », a ainsi insisté le sénateur Laurent Duplomb dimanche au micro de franceinfo, estimant que priver les agriculteurs de cet insecticide fait d’eux des « boucs émissaires ». Des producteurs français de pommes, de noisettes, ou encore de betteraves indiquent ainsi avoir vu leur production baisser drastiquement depuis que le produit a été interdit. Pendant ce temps, les importations s’envolent, s’indignent-ils.
• Un impact très négatif sur les abeilles
Mais que reproche-t-on précisément à l’acétamipride ? Au fil des années, le produit s’est avéré persistant dans l’eau et dans le sol, mais des études ont aussi montré qu’il ne ciblait pas uniquement les pucerons ou autres nuisibles. Les abeilles aussi étaient tuées massivement lors des pulvérisations. Un constat réfuté par la ministre (LR) de l’Agriculture, Annie Genevard, qui avait affirmé en mai dernier que l’acétamipride ne provoque pas de « désordres » sur la mortalité et le comportement des abeilles.
Une déclaration qu’avait alors fustigée Philippe Grandcolas, directeur adjoint au CNRS joint par Le HuffPost en mai dernier. « Ce qu’ont pu dire les études, c’est que l’acétamipride est le “moins toxique, le moins pire” des néonicotinoïdes, mais c’est comme choisir la peste ou le choléra, ça reste toxique. Le principe de la molécule reste le même : tuer des insectes »
Pour justifier la réintroduction de l’acétamipride, Annie Genevard et Laurent Duplomb insistent aussi sur le fait que l’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa) n’a pas montré que l’acétamipride est un produit toxique. Mais pour Philippe Grandcolas, les méthodes d’analyse de l’étude ont « mauvaise réputation » puisqu’elles ne concernent que les abeilles domestiquées… sans prendre en compte les pollinisateurs sauvages.
Le scientifique pointe aussi le manque de données sur les effets cocktails avec d’autres substances chimiques, et les adjuvants, et la non prise en compte des effets sublétaux. Or, à cet égard, l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) est particulièrement claire sur son site internet : « [Les néonicotinoïdes] ont notamment des effets sublétaux – c’est-à-dire n’entraînant pas de mortalité mais d’autres effets susceptibles de nuire à la ruche – lorsque ces espèces sont exposées à des doses d’exposition faibles pendant de longues périodes ».
• Un risque pour la santé humaine
L’Autorité européenne de sécurité alimentaire (Efsa), chargé d’identifier les risques des pesticides, a alerté dès 2013 sur les dangers de l’exposition à l’acétamipride pour « le développement du système nerveux humain ». Cet insecticide peut affecter « le développement des neurones et des structures cérébrales associées à des fonctions telles que l’apprentissage et la mémoire », note l’organisme.
Pour autant, des liens avec le cancer ou d’autres maladies graves n’ont pas été identifiés, l’organisme ne recommande donc pas d’interdire la substance. En mai dernier, l’Efsa a tout de même conseillé de diviser par cinq les doses journalières admissibles d’acétamipride. De son côté, la Ligue contre le cancer rappelle sur son site que des « études récentes » ont conclu que l’acétamipride est « potentiellement cancérogène », estimant que l’adoption de la loi Duplomb est « un camouflet pour le principe de précaution ».
D’après Jean-Marc Bonmatin, chimiste et chercheur au CNRS interrogé par Libération, parmi les néonicotinoïdes, l’acétamipride est même « celui qui pose le plus de problèmes actuellement pour la santé humaine, car il génère une substance organique qui réside et persiste dans le corps » et entraîne, entre autres, des problèmes de neurodéveloppement chez le fœtus.
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Source de l'article et de la compilation:
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