Par GRIND Pierre
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En réponse à une nouvelle "série" du micro-parti PRCF, qui se pose en donneur de leçons sur le thème de l'indépendance nationale. Extrait:
"Le premier ministre Bayrou, ultra minoritaire, a un unique argument pour sa politique de misère pour la France : le pays serait au pied du mur, un Himalaya de dettes dit-il. Et donc, il faudrait payer. Donc que le pays rende gorge tout de suite, car, sinon ce serait laisser la « dette à nos enfants ». Et cela, le bon sens et la morale paysanne serait contre. Ce serait indigne, non que de laisser toute cette dette ? Vraiment ?
Le ministère de l’économie communique : « À la fin du premier trimestre 2025, la dette publique s’établit à 3 345,8 milliards d’euros, soit 114 % du PIB ». Et d’ailleurs un sondage Elabe du 3 octobre 2024, dirait que 82 % des Français jugent urgent de réduire la dette publique en France. Le bon sens ? Ou alors le fruit d’un copieux bourrage de crane médiatique ?"
___https://www.initiative-communiste.fr/articles/la-dette-publique-33458milliards-deuros-5-raisons-pour-lesquelles-vous-ne-devez-pas-avoir-peur-partie-1/
___https://www.initiative-communiste.fr/articles/luttes/la-dette-publique-nest-pas-la-dette-des-travailleurs-et-des-services-publics-mais-celles-des-speculateurs-multinationales-banquiers-partie-2/
Grotesque…! On ne va pas discutailler tel ou tel chiffre, seulement rappeler qu’avec le "hors bilan" la dette publique réelle est supérieure à 7000 Milliards depuis quelques années déjà, selon la plupart des études sérieuses sur le sujet. Si la dette publique n’est pas un problème, et précisément, un problème d’indépendance nationale, on se demande bien pourquoi Trump bataille pour en libérer, au moins en partie, les USA, la première puissance mondiale, encore aujourd’hui, si elle entend, précisément, le rester !
Bref, le PRCF, qui prétend se poser en parangon de l’indépendance française, se moque plus que jamais du peuple et du prolétariat français, qu’il tente de duper depuis deux décennies déjà.
Evidemment, ce n’est pas parce que Bayrou manipule ce sujet pour ses propres intérêts de classe que ce n’est pas un sujet réellement problématique pour l’indépendance du pays.
La gauche française pratique depuis longtemps une kollaboration de classe poussée à l’extrême avec le banco-centralisme, dont elle se pose de par le fait en "avant-garde", et c’est bien le seul domaine où elle mérite encore ce titre, malheureusement.
Le PRCF en tant que fraction minoritaire de cette gauche, non seulement ne fait pas exception, malgré ses rodomontades pseudo-"patriotiques", mais en rajoute donc même une couche, et une couche particulièrement épaisse, avec cet article manipulatoire, parmi tant d’autres que ce micro-parti a produit, depuis sa fondation.
Comparer la dette selon les époques n’a en plus de sens, et surtout d’un point de vue marxiste, qu’en fonction de l’évolution des rapports de production, et l’évidence des études sur le temps long montre que l’hégémonie mondiale de la dette s’établit nettement depuis le déclin du capital, à son apogée au tournant des années 70 en France, et prend un tour irréversible avec l’émergence du banco-centralisme à l’échelle mondiale à partir de la crise de 2007-2008.
Le « prototype » de l’économie banco-centraliste ayant déjà été établi, au tournant du XXIe siècle, au Japon. Voir à ce sujet ce qu’en pense Richard Werner, qui en fut l’instigateur involontaire en espérant régler par ce biais la crise japonaise :
Sur le thème, quelques articles de fond à relire :
A commencer par un article un peu plus ancien, mais où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de "Quantitative Easing", décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et au danger fatidique pour les libertés, économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Richard Werner, "père spirituel" du Quantitative Easing et "apprenti sorcier" du banco-centralisme
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Pour l’ébauche d’une solution…
Pour un retour à quelques fondamentaux du Gaullisme,
réadaptés en pratique à l’évolution économique du XXIe siècle :
Reprendre le contrôle, à l’échelle nationale, de la vie économique et sociale, y compris dans sa dimension financière, reste la priorité essentielle. Contrôler le crédit, c’est contrôler la création monétaire réelle dans le pays, directement sur le terrain du développement économique, et donc tout à fait indépendamment de son signe, Euro ou autre. Contrôler le crédit permet d’orienter les grandes tendances de l’activité économique vers les activités et secteurs prioritaires pour les besoins de la population et pour l’indépendance de la nation.
C’est pourquoi nous avons proposé, sur Ciel de France, de remettre au centre du débat la reconstruction d’un Conseil National du Crédit, dans une version statutairement adaptée aux nécessités de notre indépendance nationale au XXIe siècle, c’est à dire doté de pouvoirs constitutionnels et d’une représentativité démocratique réelle :
Les leçons de l’Histoire…
Il était une fois… le Conseil National du Crédit (1945). Et aujourd’hui ?
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Pour une approche plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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Dans la mesure où le PRCF entend donner une "suite" à sa campagne sur le thème de la dette publique française, on a donc cherché à comprendre comment il se situe, sur cette question, par rapport aux autres micro-partis et groupuscules néo-thoréziens.
Dans l’ensemble, c’est un chœur quasi unanime sur la même tonalité, selon laquelle la dette publique ne serait qu’un faux problème manipulé par la bourgeoisie pour accroitre ses profits au détriment des travailleurs.
Comme on le voit avec le discours de Bayrou, la dette est bien un thème manipulé par l’Etat dans le but d’orienter les priorités budgétaires à sa guise, c’est à dire selon les buts et visées de la bureaucratie banco-centraliste, mais elle n’est pas seulement un moyen d’"accroitre" les profits de cette bureaucratie, elle est carrément la base elle-même de ses "superprofits" autrement désormais presque entièrement fictifs, comme on l’a déjà vu :
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Et c’est bien cela que ces pseudo-"marxistes" sont incapables d’analyser et ce qui leur permet donc de continuer à faire l’apologie et la justification de cette dette publique exponentielle, ce que l’on retrouve sans nuances notables dans leurs articles sur le sujet :
Dette française "pcrf" (à ne pas "confondre" avec "prcfr" !!!)
https://www.pcrf-ic.fr/Idees-recues-sur-la-dette-publique
Sitecommunistes - "pcr-f" ( là aussi, saisir la "nuance" !)
https://www.sitecommunistes.org/index.php/france/economie/2765-la-dette-a-qui-profite-le-crime
Le quatrième larron étant l’"urc", un groupuscule "composite" du "rc" et de l’"anc", celui-ci ayant tout de même un début d’esprit critique assez voisin de celui de Touati concernant le gâchis budgétaire de la bureaucratie étatique française, mais sans aller plus loin, et encore moins, jusqu’au bout d’un raisonnement logique sur le sujet :
ANC communiste
Déficits et dette public : le mal français
https://ancommunistes.fr/spip.php?article6936=
Même s’ils en viennent parfois à évoquer le rôle de la BCE ils restent donc incapable de faire le lien entre la dette publique et la bureaucratie mondialiste qui contrôle et parasite la politique de création monétaire dont elle dépend, à travers la dette, pour s’établir et survivre, en tant que nouvelle classe dominante, en lieu et place de la bourgeoisie capitaliste monopoliste "classique" désormais en déficit chronique de plus-value encore extraite de ce qui reste de travail réellement productif dans la société industrielle à son stade actuel de robotisation, et encore appelée à plus d’hégémonie, notamment avec le développement de l’IA.
C’est une perte d’indépendance totale du pays, en l’état actuel, et sur le point de devenir encore bien pire dans les mois et les années qui viennent, sauf retournement complet de la situation du pays en termes de politique d’indépendance nationale, précisément, et qu’un simple "frexit" ne règlera pas, voire empirera, comme le montre la dépendance toujours actuelle, sinon pire que jamais, de la Grande-Bretagne à l’égard du banco-centralisme.
Le comble de tout ça étant donné encore tout récemment par le prcf lui-même, sous forme d’une prétendue leçon de patriotisme à ses petits camarades de l’urc !
Un "patriotisme" d’opérette, donc, qui consiste à faire avec cette nouvelle "série" sur la dette l’apologie, en réalité, de la dépendance du pays à sa propre dette publique, inévitablement contrôlée, pour l’essentiel, par la bureaucratie banco-centraliste mondialisée, sauf renaissance et refonte d’un Conseil National du Crédit, établi sur des bases démocratiques et doté de pouvoirs réels à intégrer par référendum dans la Constitution.
Cette "série" du prcf n’est donc que celle des Tartuffe de la Kollaboration mondialiste.
Luniterre
https://cieldefrance.eklablog.com/2025/07/prcf-cie-les-tartuffe-de-la-kollaboration-mondialiste.html
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