Par GRIND Pierre
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A quelques semaines d'une rentrée 2025 qui s'annonce pour le moins très confuse, sinon même très agitée, socialement, et dans un contexte international où la voix de la France est complètement dévalorisée par la lâcheté et la corruption de son « élite » mondialiste macronienne en voie de décomposition avancée, au « centre » d'une classe politique pour l'essentiel de la même nature, il est donc juste de rappeler que la Résistance française avait en son temps réussi à unir tous les partisans d'une France libre et indépendante, sans distinctions idéologiques, tant que cette lutte a duré, et jusque dans les toutes premières années de la Reconstruction, jusqu'en 1946-47. La Guerre Froide a malheureusement eu raison de ce bel élan patriotique, qui ne s'est jamais vraiment retrouvé depuis, en dépit des efforts, le plus souvent sectaires, en réalité, de pseudos- « souverainistes » et/ou « nationalistes ».
L'histoire du Front National, de J-M Le Pen à sa fille Marine et aujourd'hui avec son éventuel « successesseur » Bardella, illustre tristement cet état de fait, et de la façon de plus en plus évidente, ce qui a au moins le mérite de clarifier un peu la situation.
Ce qui ne remet pas en cause la sincérité éventuelle de patriotes qui ont cru devoir rejoindre ce mouvement, comme celui de Florian Philippot ou d'autres, par la suite.
La même confusion s'est donc également produite dans les décennies d'après-guerre et jusque dans les années 80 du siècle dernier pour de nombreux militants communistes restés dans le souvenir glorieux des luttes des FTP.
Au point même d' « effacer » dans leur mémoire les « ambiguités » de l'attitude de leurs dirigeants dans les premiers mois de la guerre, comme on l'a notamment déjà vu dans les colonnes de TML :
Mounette Dutilleul, ou la mémoire effacée : comment appeler les choses par leur nom?
A l'avant-veille de cette rentrée 2025 il nous paraît néanmoins juste de republier le témoignage d'une authentique résistante, rédigé à l'occasion des élections présidentielles de 2012, afin d'éclaircir le confusionnisme entretenu par le FN à cette époque, pas encore « muté » en RN.
Encore attachée à glorifier l'histoire de son parti jusque dans ses derniers jours, Mathilde Filloz l'avait néanmoins quitté dès 1988 avec la vague d'exclusion des dissidents « Reconstructeurs ».
Aujourd'hui le PCF et ses divers avatars et fractions ne sont plus qu'un archipel à la dérive et en voie de décomposition avancée, comme le reste de la classe politique française, ne subsistant plus qu'en tant que parasites secondaires de la mondialisation banco-centraliste.
Luniterre
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RESISTANCE INTERIEURE FRANCAISE 1939-1945
FRONT NATIONAL
De lutte pour la Libération et l’indépendance de la France
Par Mathilde Filloz (1912-2014)
( https://fr.wikipedia.org/wiki/Mathilde_Filloz
https://maitron.fr/filloz-mathilde-nee-herat-charlotte-mathilde/ )
C’est ce qui est écrit sur ma carte d’adhérente au Front National de la Résistance durant la deuxième guerre mondiale.
Durant cette campagne électorale des élections présidentielles de 2012, nous avons assisté, et nous assistons encore, à une glorification des Le Pen sous le titre de Front National !
Savez-vous qu’ils ont emprunté ce titre au premier et au principal mouvement de la Résistance française au nazisme ?
Savez-vous ce que vous trouverez sur Google si vous tapez « Front National de la Résistance ? » Vous trouverez ceci : « Le Front National de lutte pour la Libération et l’indépendance de la France est une organisation de la Résistance Intérieure Française créée par le Parti Communiste Français durant la deuxième guerre mondiale. Dès l’occupation allemande en juin I940 (Dès la prise de pouvoir de Pétain - n.d.l.r-) des petits groupes étaient organisés par les communistes dans tout le Pays. »
Savez-vous ce qu’en dit le dictionnaire "Le Petit Robert" de 1977 à "Front National" : « Mouvement de Résistance française à l’occupation allemande créé en mai 1941, d’origine Communiste, il s’ouvrit à toutes les tendances, chercha à réunir les divers mouvements mais refusa de s’intégrer aux regroupements opérés à partir de 1943. Il fut le seul mouvement à couvrir les deux zones nord et sud. A la Libération, il était devenu le plus important des mouvements de la Résistance ! »
Peu de jeunes connaissent l’histoire de la lutte contre l’occupant nazi, la lutte de leurs parents, de leurs grands-parents parfois. Ce n’est pas de leur faute.
Notre histoire de France des lycées et collèges tient ces événements en quelques lignes discrètes sans autres informations. Surtout pas sur le rôle des communistes !
J’étais membre du Front National de la Résistance. Je vais avoir, peut-être, bientôt cent ans. J’avais vingt-huit ans au premier juillet 1940, quand j’y suis entrée. Je peux encore vous dire ce qu’il était, comment il est né, comment ses membres ont lutté, comment il y en a tant et tant qui ont été déportés, fusillés, torturés, ou comme Jacques Decour, ont eu la tête tranchée…
Notre idéal était de détruire le fascisme ! Nos valeurs étaient aux antipodes des Le Pen !
Et quand je les vois, sous ce beau titre ensanglanté du sang de nos camarades disparus dans cette apocalypse, jouer la gloriole, les ambitions, avantageusement soutenus par la Droite et ses médias, je ne peux me défendre d’une espèce de nausée devant une profanation !
Le Front National de la Résistance est né dès l’occupation nazie en juin 1940, à l’appel du Parti Communiste Français ( Jacques Duclos et Pierre Villon) nous avons constitué dans tout le pays une toile d’araignée de tout petits groupes, clandestins, bien sûr.
Dès l’automne les groupes étaient agissants et progressaient. Dès le 3 avril, l’ordre fut donné de se regrouper pour créer un grand mouvement dans tout le pays. Ce qui fut réalisé le 15 mai 1941 ! Le 20 mai, L’Humanité clandestine imprimait l’appel du 15 mai 1941 !
Sur ma carte d’adhérente que j’ai photocopiée pour vous, vous trouverez la liste des principaux responsables.
Vous constaterez la diversité des philosophies, des croyances, des professions. Seul le patriotisme, le courage, la détermination, l’amour de la France les conduisaient, les unissaient.
Le mouvement était organisé en sections.
On trouvait les Médecins, les Scientifiques, les Musiciens, les Ecrivains, les Mineurs, les juristes, le Front national de la Police, l’Union des Femmes Françaises, les paysans, etc. et le Front des Jeunes Patriotiques qui furent un important vivier des Francs Tireurs et Partisans Français créés par le Front National et qui devint le bras armé du Front National de la Résistance en 1942.
Lorsque le Front National de la Résistance se réunit pour la première fois légalement, c’était du 30 janvier au 3 février 1945 à Paris. Il déclarait : Deux millions et demi de membres adhérents !
On reconnaît l’influence du Front National de la résistance et du Parti Communiste Français dans le Programme de progrès social du Conseil National de la Résistance et appliqué après la Libération.
Ce programme avait été construit pour la réunion du Conseil National de la Résistance où il fut adopté, sous la présidence de Jean Moulin, le 27 mai 1943 à Paris dans la clandestinité.
C’est peut-être pour cela que Sarkozy s’est tant acharné à le détruire durant son mandat.
Vous comprenez, devant tous ces éléments que, combattants contre l’occupation nazie, nous rejetions très fort pour les Le Pen, le droit de se parer de notre titre qui est l’honneur et la propriété des combattants.
Dans un jugement de Tribunal de première instance en 1999, lors de la brouille entre Maigret et Le Pen, ils ont été déboutés.
Le juge avait estimé que le titre n’appartenait ni à Maigret, ni à Le Pen, mais que « La Cour faisait droit au mouvement de Résistance Front National à revendiquer l’appellation pour son seul usage ».
La procédure juridique s’est poursuivie. Elle est devenue politique. Qui peut bien retenir des décisions qui semblent s’imposer devant l’Histoire ?
Nous ne céderons jamais !
Il faut informer le peuple afin qu’il ne se laisse pas abuser par ces tristes politiciens.
Qu’il ne confonde jamais le bon grain et l’ivraie !
Mathilde FILLOZ
Résistante dans le Doubs
1940-1945
© Mathilde FILLOZ
https://jj-pat-rey.com/INTERNET-TRIBUNE-LIBRE/archives2012/23mai/rapide.html#Article%202|outline
AOÛT 1944 :
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