Adieu MAGA! Le monde désormais sur les traces sanglantes de l'"In-Humanité" façon Donald Trump
28.04.2026
…
Par GRIND Pierre
En réponse à un article néanmoins « utile » en un certain sens, et on va donc voir lequel, du journal l’« In-Humanité », signé Bruno Odent, un lecteur répond déjà, sur VLR :
Bonjour,
Pauvre en lecteurs, mais (très) riche en subventions, le journal soi-disant communiste "L’Humanité" a bénéficié d’aides pour un montant total de 6.582.480 euros en 2023, soit un peu moins de 0,70 € au numéro.
On comprend que le journaliste Odent considère la Russie comme l’agresseur dans la guerre en Ukraine…
« Utilement », néanmoins, cet article tente donc de faire le point de l’augmentation mondiale des dépenses militaires dans un contexte où malheureusement le seul « développement » notable est celui des conflits et de la violence. Reste que ce journal et cet auteur font donc carrément l’impasse sur les causes profondes et sous-jacentes de ces conflits, à savoir la mondialisation banco-centralisée de l’économie qui se heurte néanmoins à la Résistance de plus en plus héroïque, mais on l’espère encore, pas complètement désespérée de quelques peuples et nations que ce rouleau compresseur banco-centraliste tente d’écraser impitoyablement, comme on le voit à Gaza, en Palestine et dans d’autres pays qui refusent encore de plier.
Parmi les « évolutions budgétaires » récentes en termes d’investissements militaires, l’article souligne notamment le « bond en avant » de l’industrie d’armement allemande, mais qui n’est évidemment « possible », là comme ailleurs, que par un financement essentiellement étatique, « à guichets ouverts », précise même l’auteur, par une formule « imagée » particulièrement révélatrice, si l’on prend la peine de l’analyser un peu plus profondément…
"financer à guichets ouverts" >>> ça veut dire quoi sinon toujours plus de dette publique pour alimenter le cycle de "développement" et de renouvellement du capital fixe dans une Allemagne "traditionnellement industrielle" mais qui suit néanmoins inéluctablement, comme tout système industriel "moderne", la courbe inexorable de "désindustrialisation"-tertiarisation, c’est à dire de robotisation-automatisation de son appareil productif ???
Et à la "fin" du cycle, si l’on veut chercher à comprendre ce qui le rend simplement possible, quelle est la seule "garantie ultime" possible d’une telle dette publique, sinon la "planche à billets" électronique de la BCE ??? C’est à dire la certitude que la BCE "rachètera" sur les marchés "secondaires" les titres de dette publique pour éviter la faillite complète des Etats de l’UE, comme cela se produit à chaque nouvelle crise, désormais, depuis celle de 2007-2008.
Les conflits en cours ne sont qu’un "prétexte", malheureusement sanguinaire pour les peuples qui en sont victimes, pour continuer de faire tourner la "planche à billets" de la dette publique de façon à masquer la dépendance totale et systémique du système de domination de classe désormais banco-centraliste à cette dette publique en réalité déjà banco-centralisée depuis 2007-2008 et sans aucune possibilité réelle pour le "capital productif" de s’en libérer, faute de plus-value réellement extractible du peu de travail productif encore techniquement nécessaire à une économie "moderne" reposant désormais sur le cycle de renouvellement du seul capital fixe, pour l’essentiel de ses besoins vitaux.
C’est aussi la "leçon de Trump", qui voulait, avec MAGA, "réindustrialiser l’Amérique", ce qui impliquait en réalité encore plus de dette publique, surtout dans une éventuelle "période de relance", et non "plus d’indépendance", mais en fait pas non plus davantage à plus long terme, comme on le voit bien avec l’exemple de l’Allemagne "industrielle", mais qui "rattrape" inévitablement la courbe de "banco-centralisation" de tous les Etats industriels de l’ère moderne au XXIe siècle.
Cette réalité cruelle, mais surtout pour les peuples victimes des guerres, a donc rattrapé MAGA et Trump qui se voit définitivement obligé d’endosser le costume ridicule de pantin de l’Etat profond et profondément banco-centralisé, tout comme Macron, qui l’avait, quant à lui, dès son adolescence manipulée, mais aussi Merz, Starmer & Cie, et maintenant aussi Meloni, et tutti quanti…
Pour l’instant seuls quelques pays aux économies plus ou moins autarciques, par la force des circonstances géopolitiques, comme la Russie, l’Iran, la Corée du Nord et quelques autres, arrivent à maintenir leur cycle de renouvellement du capital fixe dans des limites "nationales" et donc encore potentiellement contrôlables par leurs propres peuples, contrairement aux apparences "idéologiques" et à ce que nous martèle la propagande occidentale. Néanmoins ce n’est qu’un "sursis" à plus long terme, car si ces peuples n’arrivent pas à contrôler eux mêmes directement et démocratiquement ce cycle pour leurs propres besoins sociaux, il est donc inévitable qu’à terme le "capital national" de ces pays se fasse "englober" dans le système mondial banco-centralisé, que ce soit par le pôle US ou le pôle chinois, les deux étant néanmoins toujours en interdépendance, malgré leur "rivalité" actuelle.
La seule stratégie de Résistance démocratique encore possible, en France comme ailleurs, au XXIe siècle, consiste donc à profiter de ce "sursis" pour former un front uni de toutes les catégories populaires et prolétariennes dont l’avenir est non seulement compromis mais d’ores et déjà carrément condamné dans le cours actuel de la banco-centralisation dominant nos pays et nos économies, finissant de détruire inexorablement les restes de toutes les conquêtes sociales du siècle précédent.
Prendre le contrôle du cycle de renouvellement du capital fixe, c’est à dire de tout ce qui conditionne la reproduction d’une vie sociale décente pour les classes sociales populaires et prolétariennes, c’est donc prendre le contrôle du cycle de la dette publique et privée, prendre le contrôle du crédit circulant dans notre pays, et c’est pourquoi l’objectif politique stratégique majeur ne peut être que la reconstruction, sur une base constitutionnelle démocratique et référendaire, du Conseil National du Crédit, avec à nouveau pouvoir de décision sur les grandes orientations du crédit dans notre pays, et en plus, sur le terrain, pouvoir de contrôle impératif de la bonne utilisation de ce crédit. Et donc évidemment pouvoir d’élimination hors du circuit économique des parasites et des abus qu’ils commettent en permanence depuis des décennies, comme notamment Olivier Marleix et quelques autres ont tenté de nous le montrer, au péril de leurs vies.
Le contrôle du crédit implique donc le contrôle de la circulation monétaire dans notre pays, quel qu’en soit le "signe", euro ou autre, une question en réalité secondaire et qui ne sert qu’à masquer l’impuissance politique des pseudo-"souverainistes", essentiellement attachés à la "prospérité" de leurs petites boutiques respectives, et non pas réellement à la prospérité de la nation ! Le contrôle de la circulation monétaire dans notre pays est donc également un pouvoir essentiel qui doit être constitutionnellement attribué au nouveau Conseil National du Crédit.
Définir les bases et les modes électifs démocratiques et modes de fonctionnement territorial et national de ce nouveau Conseil National du Crédit, telles devraient être les préoccupations de tous les "antisystèmes", indépendamment de leurs "idéologies" d’origine, gauche ou droite, qui veulent réellement offrir une perspective politique nouvelle et de réelle renaissance de l’indépendance nationale et de survie économique et sociale de notre pays, la France.
Le problème du financement des retraites, dans le système actuel, a éventuellement un lien direct avec le rapport entre masse salariale et nombre de retraités à faire vivre, mais absolument aucun avec une hypothétique « productivité du travail ». Et même ce rapport est de fait de plus en plus indirect, vu qu’un tiers de la masse du financement des retraites provient de la fiscalité et non plus des cotisations sur le travail salarié stricto sensu.
Dans leurs rapports sociaux les différentes classes n’ont une certaine autonomie, plus ou moins grande et relative entre elles, qu’en fonction de leur accès plus ou moins direct aux ressources et aux productions sociales, biens et marchandises, quel qu’en soit le processus productif.
Dans une société « moderne » tertiarisée, où le travail humain directement productif cesse d’exister en tant que force sociale potentiellement autonome, la lutte pour l’autonomie sociale, qui n’est donc plus celle du prolétariat industriel productif devenu ultra-minoritaire, se concentre sur le contrôle du cycle de renouvellement du capital fixe, qui est la nouvelle base de l’essentiel de la production sociale, mais qui cesse donc de plus en plus d’être « humaine » en termes de rapports de production, avec la disparition progressive et inéluctable du travail humain directement productif.
D’où le principe de refonder le Conseil National du Crédit sur une base constitutionnelle référendaire et démocratique, avec donc un pouvoir de contrôle sur la gestion du crédit public et privé dans notre pays.
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
-* _ Indépendance militaire et géostratégique
-* _ Indépendance diplomatique et économique
-* _ Indépendance financière et monétaire
-* _ Indépendance culturelle et idéologique
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France