Par GRIND Pierre

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« Préciser » est par la force des choses « entre guillemets », vu la méthodologie pour le moins « confuse » qui préside à l'établissement des stats de l'INSEE dans le domaine des catégories d'emplois !
Ces « catégories » sont en principe définies par des documents « PCS » mais dont l'arborescence est quasi inextricable, et où l'on finit par comprendre, par exemple, que les ouvriers du bâtiment sont « éclatés » entre cinq catégories, dont deux recoupent la catégorie générale d'ouvriers industriels !
Comprenne qui pourra, et le seul document donnant un chiffre pour ces deux catégories « industrielles » remonte à 2019, et il est en « pourcentage ». (https://www.insee.fr/fr/statistiques/4634325#tableau-figure2_radio1) Mais heureusement, si l'on peut dire, on a également le pourcentage total de la catégorie générale « ouvriers », qui, selon ce même classement « PCS », comprend donc en fait de nombreux autres métiers davantage rattachés au secteur tertiaire, outre le secteur bâtiment... Ainsi que les travailleurs non salariés de tous ces métiers...
Le total, toutes catégories « ouvrières » confondues, était donc de 18% des actifs, en 2024, sur une base de 29 022 000 de travailleurs toutes catégories . (https://www.insee.fr/fr/statistiques/8376826)
Selon le tout dernier chiffre, (https://www.insee.fr/fr/statistiques/8997611) le total des salariés est tombé, en 2026, à 27 033 200 à partir duquel on peut donc réévaluer le total « général » de la catégories « ouvriers salariés » à 4 865 976 . C'est donc logiquement sur cette base qu'il est possible d'évaluer le plus précisément le nombre d'ouvriers industriels en France, dont la dernière évaluation en pourcentage remonte, comme on l'a vu, à 2019 et recoupait donc les deux catégories « industrielles au sens large », « qualifiés » et « non qualifiés », avec respectivement 20 % et 16,4 % du total des emplois « ouvriers » au sens large de l'INSEE.
Soit, sur cette même base de calcul, 36,4 % des 4 865 976 ouvriers « toutes catégories salariées », soit donc finalement 1 771 215 ouvriers industriels en France, en 2026, sur un total de 27 033 200 salariés, soit 6,55 % du total des salariés, chiffres qui reste cohérent avec notre précédent calcul basé sur l'évaluation « google » (*), en tenant compte que ce nouveau chiffre comporte, selon la norme « PCS » de l'INSEE, une part importante des ouvriers du bâtiment, pour laquelle on ne trouve évidemment pas de chiffre « séparé » dans le maquis des catégories « PCS » de l'INSEE ! Pour mémoire le total des ouvriers du bâtiment est évalué à 967 500 en 2025.
Si l'on refait le calcul sur la base « élargie aux catégories non salariées », en 2026, on obtient, sur 30 565 300 emplois : 18 % = 5 501 754 « ouvriers au sens le plus large de l'INSEE », d'où l'on peut réévaluer la catégorie « ouvriers industriels au sens large de l'INSEE », c'est à dire incluant une part actuellement « indéterminable » des 967 500 ouvriers du bâtiment, faute de sources précises de l'INSEE !
Selon l'évaluation INSEE de 2019 on obtient donc un résultat de 5 501 754 x 36,4 % = 2 002 638 « ouvriers industriels au sens large de l'INSEE »
Soit à nouveau 6,55 %, mais du total des emplois salariés et non salariés, de 30 565 300 actifs en 2026.
Pour évaluer autrement la différence, le chiffre de 5,26 % était calculé selon les données « google IA » et en fonction du total de la population active, et pas seulement des salariés. Si l'on rapporte les 1 771 215 « ouvriers industriels salariés au sens large » de l'INSEE à la dernière évaluation du nombre total des actifs, incluant donc les actifs non salariés, on trouve 5,79 % du total 2026 de 30 565 300 emplois.
Soit une « marge d'erreur » de 0,53%, en rapport du chiffre initial donné par « google AI », éventuellement engendrée par l'incertitude concernant la part indéterminée d'ouvriers du bâtiment incluse dans ces chiffres.
Entre 5,26 % et 5,79 % on a donc une évaluation « finale » médiane à 5,525 % qui est ce que l'on peut faire de plus « précis », en termes d'évaluation de ce qui reste de « classe ouvrière industrielle » en France, en proportion du total de l'emploi, toutes catégories confondues, en tenant compte du caractère aléatoire des catégories « PCS » de l'INSEE.
Il faut donc néanmoins encore absolument souligner que ce n'est qu'une approximation basée principalement sur les chiffres de l'INSEE de différentes années, et dont les critères d'évaluation restent malheureusement pour le moins « flous » en termes de définition des catégories supposées servir de bases aux calculs !
Entre autres exemples, les cinq catégories où sont répartis les ouvriers du Bâtiment, dont les deux, en gras, où ils sont donc « mélangés » avec les ouvriers industriels :
_62Ouvriers qualifiés / Ouvrières qualifiées de type industriel
_63Ouvriers qualifiés / Ouvrières qualifiées de type artisanal
_65Conducteurs / Conductrices d'engins, caristes, magasiniers / magasinières et ouvriers / ouvrières du transport (non routier)
_67Ouvriers peu qualifiés / Ouvrières peu qualifiées de type industriel
_68Ouvriers peu qualifiés / Ouvrières peu qualifiées de type artisanal
En conclusion générale il ne paraît donc pas abusif de situer encore actuellement une « fourchette » de 5 à 6 % du total de la population active comme constituant ce qui reste de la classe ouvrière industrielle en France, tandis que 12 à 13 % de cette population active se réparti donc logiquement entre les catégories ouvrières employées dans le tertiaire, dans le bâtiment et l'agriculture.
Les 967 500 ouvriers du bâtiment(*) représentant 3,17 % du total des actifs en 2026, et les 119 000 salariés agricoles(*) 0,39 % de ce même total. Soit un total de 3,56 % des emplois en 2026, en France.
Par rapprochement avec l'ensemble des évaluations faites ici, on en arrive donc bien à la conclusion qu'environ 9% des emplois en France rentrent dans les catégories « ouvrières » du secteur tertiaire.
Des catégories qui restent difficilement mobilisables, en termes de luttes sociale, étant donné leur dispersion dans les différents types d'entreprises de services.
Et de fait, ce problème de dispersion se trouve également posé pour les autres catégories ouvrières, y compris industrielles, pour une bonne part.
Les luttes syndicales étant de ce fait de plus en plus localement limitées, l'alternative ne peut surgir que d'une mobilisation unissant ces catégories, et en fin de compte, l'ensemble des catégories populaires, sur une base essentiellement politique, mais structurée autour d'objectifs concernant les conditions de vie globales de ces classes populaires « éclatées », tant par l'évolution des forces productives que par les nouvelles superstructures que les banco-centralistes tentent de développer pour les asservir, comme on a pu le voir, notamment, à l'occasion de l'épisode « covid 19 ».
D'une manière comme d'une autre la Résistance Populaire doit complètement se réinventer, tant en tenant compte de l'évolution des forces productives que de ses conséquences sociologiques, et que du contexte géopolitique qu'elle engendre à l'échelle planétaire.
Survie sociale et indépendance nationale n'ont jamais été aussi interdépendantes dans notre histoire, depuis la deuxième guerre mondiale. Définir les conditions de l'indépendance nationale ne peut donc se faire qu'en tenant compte des conditions de la survie sociale des classes populaires, et si possible, évidemment, de leur amélioration !
Luniterre
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Lu sur AgoraVox, et notre réponse à la suite…
« L’Etre social et le Temps »

https://cieldefrance.eklablog.com/2026/05/l-etre-social-et-le-temps.html
L’évolution des rapports de production a en réalité effectivement mis fin au capitalisme industriel tel que Marx le définissait lui-même, mais ce n’est donc pas pour y substituer le socialisme qu’il espérait encore assez légitimement en son temps, mais tout simplement un autre type de système de domination de classe, basé sur la dette et le banco-centralisme, et non plus sur le capital industriel productif.
Luniterre
PS >>> pour aller plus loin dans la recherche et la réflexion, ce lien vers un article qui regroupe lui-même un grand nombre de liens vers les oeuvres de Marx en textes originaux accessibles sur le net et en docs PDF, et leurs traductions dans différentes langues, y incluant désormais une traduction française des « Grundrisse » :
Contre le pseudo-« marxisme » universitaire et groupusculaire, en revenir à l’original!
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/05/l-etre-social-et-le-temps.html
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IA: Ariane Bilheran est-elle, comme tant d'autres, passée de l'autre côté du miroir?
jeudi 28 mai 2026, par a_suivre
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Experte des Dérives Totalitaires : Vous n’avez aucune idée de ce qui vous attend (Dr Bilheran) - Biomécanique et Ariane Bilheran - 25_mai_2026 - vidéo_1h55’
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(EX?)Lanceuse d’Alerte : Les géants de l’IA nous manipulent et cachent la vérité (Dr Bilheran)
Ariane Bilheran est docteure en psychopathologie et psychologue clinicienne, spécialisée dans l’étude des mécanismes de manipulation, du harcèlement et des dérives totalitaires. Son dernier livre Totalitarisme numérique en cours de chargement…-L'humanité aux risques de l'intelligence artificielle.
Un article sur le même thème par DavidPoitou
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Avec une réponse de Luniterre, à la suite... !
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Travail salarié, retraites, "productivité", quels rapports sociaux au XXIe siècle ?

Le problème du financement des retraites, dans le système actuel, a éventuellement un lien direct avec le rapport entre masse salariale et nombre de retraités à faire vivre, mais absolument aucun avec une hypothétique « productivité du travail ». Et même ce rapport est de fait de plus en plus indirect, vu qu’un tiers de la masse du financement des retraites provient de la fiscalité et non plus des cotisations sur le travail salarié stricto sensu.
Dans leurs rapports sociaux les différentes classes n’ont une certaine autonomie, plus ou moins grande et relative entre elles, qu’en fonction de leur accès plus ou moins direct aux ressources et aux productions sociales, biens et marchandises, quel qu’en soit le processus productif.
Dans une société « moderne » tertiarisée, où le travail humain directement productif cesse d’exister en tant que force sociale potentiellement autonome, la lutte pour l’autonomie sociale, qui n’est donc plus celle du prolétariat industriel productif devenu ultra-minoritaire, se concentre sur le contrôle du cycle de renouvellement du capital fixe, qui est la nouvelle base de l’essentiel de la production sociale, mais qui cesse donc de plus en plus d’être « humaine » en termes de rapports de production, avec la disparition progressive et inéluctable du travail humain directement productif.
D’où le principe de refonder le Conseil National du Crédit sur une base constitutionnelle référendaire et démocratique, avec donc un pouvoir de contrôle sur la gestion du crédit public et privé dans notre pays.
Luniterre
Sur le même thème voir aussi :
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !
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Relire également, avec d’autres liens importants à la suite:
"Classe ouvrière" et/ou "prolétariat" : "Disparition" et/ou mutation ???
Voir aussi >>>


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D’autres articles de fond plus récents >>>
Pour comprendre comment on en est arrivés là…
Quelques articles qui parlent de la mutation banco-centraliste en cours depuis le début du XXIe siècle, avec ses deux tournants décisifs en 2007-2008 et 2020-2021, à commencer par cet autre résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
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Cet autre article, plus détaillé, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :

Voir aussi >>>
Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale

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Et pour une approche historique plus synthétique de l’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921

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POUR EN SORTIR…:
Les conséquences concrètes à tirer de cette analyse de l’actu et d’autres récentes :
Les Quatre Points Cardinaux du Retour à l’Indépendance de la France
Dans le monde chaotique qui a succédé à la crise de 2007-2008, c’est l’exportation de la dette qui a pris le pas sur l’exportation des capitaux comme facteur de survie des empires et des nations. La France héritière du Général De Gaulle peut-elle encore y trouver sa place comme nation libre ?
Dans une Europe prise en tenaille, dans un Occident en voie d’effondrement économique et civilisationnel, la France a encore moins d’« alliés » qu’elle ne pouvait en espérer en 1940 : pour être à nouveau respectée et nouer des accords utiles elle ne peut compter que sur ses propres forces et la détermination de son peuple, exprimant à nouveau par la voie des référendums sa volonté d’indépendance dans tous les domaines :
-* _ Indépendance militaire et géostratégique
-* _ Indépendance diplomatique et économique
-* _ Indépendance financière et monétaire
-* _ Indépendance culturelle et idéologique
Soit quatre points cardinaux à soumettre au débat public en vue d’une reconquête constitutionnelle et référendaire de l’indépendance de la France

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