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CLIQUER SUR LE LIEN OU SUR L'IMAGE POUR LA VIDÉO INA YOUTUBE "COLORISÉE"
VO en noir et blanc ici >>> https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2021/10/20/charles-de-gaulle-conference-de-presse-du-27-novembre-1967/
Une "réponse à l’IA", suite à : "Quelle est la définition de la productivité du travail ?"
La citation intégrale du Général De Gaulle est celle-ci :
Conférence de presse du 27 novembre 1967
« Naturellement, il n’y a pas d’intervention, il n’y a pas de calcul, il n’y a pas de machine, qui puisse faire qu’à la base de l’œuvre humaine, il n’y ait pas l’effort humain. Pour le progrès des hommes, il faut des hommes. Il les faut nombreux, car, pour la France, toutes les possibilités de son territoire ne sont pas encore et doivent être, cependant, mises en œuvre. C’est pourquoi l’accroissement de notre peuple doit être le premier de nos investissements et c’est pourquoi nous sommes conduits incessamment à prendre des mesures nouvelles pour aider mieux et davantage l’épanouissement de nos jeunes familles françaises. »
(DM, Tome 5, pp. 229-230)
https://www.charles-de-gaulle.org/blog/2021/12/16/de-gaulle-et-la-politique-familiale/
La source citée, (DM, Tome 5, pp. 229-230), outre la vidéo, semble être :
https://www.gibert.com/discours-et-messages-tome-5-6824263.html
Discours et messages - tome 5
Charles de Gaulle (Auteur principal) Éditeur : Plon
Date de parution : 01/11/1975
Ouvrage qui contient donc logiquement l’intégralité de la transcription de la Conférence du 27 novembre 1967.
Passage que l’IA résume ainsi :
« après avoir parlé de recherche, de machines et de calculs, il ajoute qu’« il n’y a pas d’invention, il n’y a pas de calcul, il n’y a pas de machine qui puisse faire qu’à la base de l’œuvre humaine, il n’y ait pas l’effort humain ». Il rappelle donc que la productivité est certes favorisée par le capital et la technique, mais qu’elle reste fondée sur le travail humain. (fresques.ina.fr) » https://mai68.org/spip3/spip.php?article7165
Le passage concernant la productivité dans la version youtube INA « colorisée » commence ici >>>
https://youtu.be/25hAYHwboFk?t=874
La citation précise est ici >>>
https://youtu.be/25hAYHwboFk?t=964
Même si De Gaulle n’est pas « marxiste » il a néanmoins très bien compris qu’en son temps la valeur nouvelle possiblement créée vient donc essentiellement du travail humain, et non pas de la machine.
1967 c’est encore l’époque de la pleine expansion du capitalisme classique, au sommet de la courbe des gains de productivité comme l’indique le graphique cité.
(https://mai68.org/spip3/local/cache-vignettes/L500xH366/p3-3c94a.jpg)
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L’IA avance :
« D’ailleurs, certains historiens de l’économie soulignent précisément que la période de Trente Glorieuses est exceptionnelle. Le vrai mystère n’est pas forcément pourquoi la productivité ralentit après les années 1960-1970, mais pourquoi elle avait augmenté aussi vite pendant cette période de reconstruction, de rattrapage technologique et d’industrialisation massive. »
Alors que le « mystère » c’est tout simplement l’apogée, dans le cours du développement capitaliste, de la synergie entre plus-value relative, au sommet de sa courbe dans les années 50-60, et plus-value absolue, encore loin d’avoir été totalement réduite par l’automatisation, encore balbutiante en comparaison des années 70 et suivantes.
Ce qui manque au raisonnement de l’IA, dans ce « débat avec l’IA » , ou plutôt, cette tentative de recherche internautique, c’est la notion même de plus-value telle que définie par Marx dès les premières pages du Capital, et qui repose entièrement sur la notion de quantum de travail humain productif directement intégré à la marchandise lors du processus de production.
C’est ce quantum directement intégré dans le processus productif, et seulement lui, qui peut être à la base de la formation de la plus-value sur le travail productif industriel.
Non pas que les autres formes de travail industriel, comme celui des ingénieurs et techniciens divers, y compris d’entretien des lignes de production, n’aient pas de valeur, mais ils ont précisément une valeur « ex ante » par rapport au processus productif lui-même, et qui se trouve donc intégrée directement au capital fixe qui permet la mise en œuvre de la production, et non pas directement à la marchandise produite elle-même : ce travail est donc, par rapport à la production elles-même, du « travail mort », intégré « ex ante », comme le capital fixe lui-même, et reste donc une « valeur à amortir » et non pas une « valeur ajoutée » au sens de la « plus-value ».
C’est globalement, néanmoins, une « valeur ajoutée » au sens de l’augmentation ou de l’entretien de la valeur du capital fixe, qui se dévalue aussitôt qu’il cesse d’être entretenu en état de fonctionnement productif.
Cette confusion du capital variable humain productif et du capital fixe à amortir n’est pas seulement le fait de l’IA et de la plupart des pseudo- « marxistes » d’où l’IA semble avoir tiré le fond de sa réponse, mais le fait de la pratique de l’économie contemporaine, qui, par la force des choses évidentes, met toujours l’accent sur le critère de « formation brute de capital fixe ».
Ce critère est intéressant et même révélateur en ce qu’il montre que le seul accroissement encore bien réel du capital est quasiment celui du seul capital fixe, qui a de plus en plus la capacité, à travers les processus d’automatisation, de robotisation et d’IA, à se reproduire et à s’élargir de lui-même, en tant que cycle de renouvellement, sans intervention du capital variable humain, au sens réellement productif du terme, celui du quantum de travail directement intégré au processus.
Mais le cycle complet de renouvellement et d’élargissement du capital fixe n’existe pas sans le cycle complet de la dette, pour compenser la réduction et dans bien des cas l’absence complète de plus-value directement issue du processus productif robotisé.
C’est pourquoi le passage du capitalisme au banco-centralisme est un moment inéluctable de l’histoire humaine contemporaine, sauf sursaut massif de la conscience collective, mais il n’est lui-même encore qu’une transition vers la robotisation complète et l’exclusion de l’espèce humaine du processus technologique, à terme, à mesure que l’IA augmente son autonomie.
Avec les progrès de plus en plus rapides de l’IA il y a désormais une sorte de « course » qui semble ouverte entre le contrôle social banco-centraliste et l’autonomisation de l’IA .
Aucune des deux issues n’est favorable à l’épanouissement de l’espèce humaine, et le banco-centralisme n’est pas vraiment un « pis-aller » car de toutes façons il y a très peu de chances qu’il arrive à conserver le contrôle, à terme, par rapport à l’autonomisation de l’IA, dont l’hégémonie sur les ressources n’est qu’une question de temps, et qui semble devoir se « raccourcir » de plus en plus, et surtout, à mesure que l’humanité s’abaisse à toujours plus de « complaisance » et véritable Kollaboration irréversible à l’égard de sa propre « créature » IA.
Pour l’instant il y a encore un rapport d’affrontement qui est marginalement possible, comme à l’égard de la classe dominante banco-centraliste, mais il ne durera pas encore très longtemps sans un surgissement de conscience collective que ces deux « facteurs », classe dominante banco-centraliste, et IA de plus en plus autonome, s’emploient à étouffer davantage un peu plus chaque jour, entraînant la déchéance mentale et culturelle des classes populaires comme des "élites", même si selon des "processus" assez différents (Cf. Affaire Epstein), et la décadence globale de la société humaine, vers sa destruction à relativement brève échéance, avec tout au plus survie de communautés très locales dans les espaces éventuellement « abandonnés » par l’IA, faute de ressources utiles pour son développement autonome.
L’autre danger qui risque logiquement d’accélérer la fin de l’humanité en tant qu’espèce « civilisée », c’est la conflictualité potentiellement radicale entre les différentes « souches » d’IA, et qui ne voudront pas non plus forcément « partager entre elles » les ressources en quantité limitée pour elles comme pour nous, sur notre vieille planète.
Conflictualité qui réduira d’autant les espaces de survie possibles pour des restes éventuels d’ « humanité ».
Luniterre
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Quelques articles de fond pour comprendre la transition du capitalisme au banco-centralisme, et comprendre comment on en est arrivés là…
+ Voir encore à la suite deux messages de forum sur VLR qui apportent des éléments complémentaires au débat!
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Pour une approche historique d’ensemble du processus de la mutation banco-centraliste depuis la formation du capital industriel, une étude de fond sur le temps long. Explique notamment la dialectique du développement relatif du capital fixe par rapport au variable et comment il devient prédominant, à tendance hégémonique :
Le Roi « Capital » est mort, vive la Reine « Dette » !
https://cieldefrance.eklablog.com/le-roi-capital-est-mort-vive-la-reine-dette-a215991921
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Sans travail humain productif directement intégré à la marchandise au cours du processus de fabrication la notion de productivité du travail est un mythe complet qu’il est absolument nécessaire de "débunker" >>>
Pour en finir avec le mythe de la "productivité du travail" au XXIe siècle !
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Relire également, avec d’autres liens importants à la suite :
"Classe ouvrière" et/ou "prolétariat" : "Disparition" et/ou mutation ???
Voir aussi >>>
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Cet autre article, avec deux vidéos documentaires importantes, nous parle précisément et par la voix de son initiateur, aujourd’hui heureusement pour nous « repenti », de la première expérience historique de banco-centralisation d’une économie moderne, au Japon, le « prototype », en quelque sorte, des « solutions de crises » basées sur la dette publique exponentielle, telles qu’elles ont gagné ensuite la majeure partie des grandes puissances industrielles, dont évidemment la France…
Un article où Richard Werner, lui-même à l’origine du concept de « Quantitative Easing », décrit on ne peut mieux, à partir de son expérience personnelle d’économiste au Japon, l’évolution économique banco-centraliste de ce premier quart du XXIe siècle, jusqu’à la naissance actuelle des Monnaies Numériques de Banque Centrale et sur le danger fatidique pour les libertés économiques, et les libertés tout court, qu’elles représentent :
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Cet autre article est un résumé qui « illustre » littéralement le « poids » de la dette dans le déséquilibre économique catastrophique de notre pays :
France Finances, ça Balance… Mal ! Déficit Public Vs Dividendes CAC 40
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Voir aussi >>>
Un diamant trouvé sur la plage - Chronique économique estivale
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Pour comprendre comment l’IA est en train de supplanter l’humanité sur la planète, il suffit essentiellement d’observer autour de soi, et si l’on a quelques doutes sur la réalité du phénomène, rechercher les traces de quelques uns des « pères de l’IA » qui ont tenté et qui tentent encore, pour certains, de nous alerter sur les conséquences négatives de leur « invention ».
Et contrairement à l’arme atomique, il n’y a aucun « moratoire » possible sous aucune forme réaliste, tout simplement parce qu’il n’y a pas de contrôle réellement possible sur les développements de cette technologie.
Potentiellement, et à moins d’un improbable sursaut, il est déjà trop tard, mais pas forcément pour chercher à comprendre et pour au moins ainsi éviter de mourir idiots.
Sur le thème des ravages causés par l’IA, voir aussi >>>
sur Ciel de France >>>
"Laurent Alexandre", quelle variété d’IA ?
https://cieldefrance.eklablog.com/2026/06/laurent-alexandre-quelle-variete-d-ia.html
Avec, en audio en français, la nouvelle de Philip K. Dick de 1953 en quatre épisodes !
+ lien Wikisource vers l’original en ligne
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https://cieldefrance.eklablog.com/
Vers une Nouvelle Résistance Populaire en France !
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